Workaholisme et burnout

Qu’est-ce que le workaholisme ?

Quel est le lien entre workaholisme et burnout ?

En quoi et comment le workaholisme est-il un facteur de risque du burnout ? 

Workaholisme et burnout, regardons un peu comment ces 2 mots se conjuguent et peuvent devenir un cocktail explosif et détonant.

Table des matières

Le workaholisme, c’est quoi ?

Le workaholisme est un néologisme, un nouveau mot, crée au début des années 70 à partir des termes work (travail) et alcoholism (alcoolisme). 

Cela désigne un besoin incontrôlable de travailler constamment comme une addiction au travail avec les conséquences que cela entraine.

En quoi ça a un lien avec le burnout ?

Vous allez comprendre que workaholisme et burnout ont un lien :

  • avant le burnout en tant que facteur important de prédisposition
  • pendant le burnout
  • après le burnout

Mais avant, je vais revenir sur quelques déterminants du burnout pour faire le lien avec le workaholic.

Le profil type de la personne en burnout

Dans un de mes articles, j’aborde le profil type de la personne en burnout. Si vous ne l’avez pas lu, je vous invite à le lire en cliquant ici.

Ce profil type, c’est le PGIV.

Perfectionniste :

C’est celui qui aime les choses bien faites. L’imprécision n’est pas faite pour lui. Il est capable de passer des heures à peaufiner les détails pour que tout soit parfait. Il ne vise pas le 12/20 mais le 20/20. 

Guerrier

C’est celui qui est très engagé dans son travail. Il aime se dépasser, faire toujours mieux. Il apprécie donc tout naturellement les obstacles et les défis qu’il surmonte assez facilement. La facilité ? Très peu pour lui. Ce serait d’un ennui !

Impliqué

Sa vie est construite autour de son travail. Il est impliqué à fond dans ce qu’il fait et ne fait pas les choses à moitié. A vrai dire, il ne s’est jamais trop posé la question mais c’est normal d’être comme ça, non ? Et puis tant pis s’il ne reste pas de temps pour les loisirs, la famille ou encore pour faire un peu d’activité physique. 

Volontaire

Volontaire pour plein de choses. C’est d’ailleurs bien souvent vers lui que les autres se tournent quand ils ont besoin d’un coup de main. Normal, il ne dit presque jamais non. Il est plutôt soucieux des autres et aime arranger les problèmes. 

Le workaholic, c’est l’hyper PGIV

Le workaholic, c’est les 4 avec un degré élevé. C’est l’hyper dans tous les domaines de la vie professionnelle. :

  • L’hyper perfectionniste
  • L’hyper guerrier
  • L’hyper impliqué
  • L’hyper volontaire

Ok, mais en quoi c’est un problème ?

Le workaholic a un risque plus élevé que les autres de faire un burnout. 

Rappelez-vous, le burnout est multifactoriel (cf article sur les causes du burnout).

On identifie 4 grandes causes à l’origine du burnout :

  • Le contexte organisationnel
  • La psychologie et physiologie
  • Les valeurs et besoins 
  • L’adéquation entre nos facultés naturelles et nos activités quotidiennes

Le workaholic ne lâchera jamais le morceau : même s’il ne trouve plus de sens à ce qu’il fait, il va quand même le faire en mettant les bouchées double. 

Alors imaginez si le contexte s’y prête ! Certains environnements prônent le présentéisme, l’engagement, la grande famille…

Il ne déconnecte plus, même pas pendant les vacances. Cela devient une obsession. 100% de son temps est dédié au travail. C’est souvent une personne qui finit par travailler seule, les autres la retarde trop. 

C’est une personne qui a le cerveau qui mouline sans arrêt : elle n’a pas un hamster dans sa tête mais la famille hamster !

Le workaholic met très longtemps à tomber en burnout. Il a une énorme capacité de résistance. 15, 10 ans… Il tient avec plein de subterfuges, souvent grâce avec des comportements addictifs (alcool, tabac, drogues, sexe…) ou avec l’aide de substances psychotropes.

Workaholic et burnout

Le problème est quand le workaholic est en burnout. Il a vécu à 100% pour son job pendant des années. Pas ou peu de relations, pas ou peu d’amis, pas ou peu de loisirs. 

Le choc est rude. 

Qui est-il ? 

Il est son job. Alors qui est-il d’autre sans son job ?

Que va-t-il faire ?

Il est bien obligé de s’arrêter, son corps est en grève. Plus d’énergie pour avancer, AVC, attaque cardiaque, les manifestations peuvent être plus ou moins graves.

Il atterrit dans le désert. 

Il ne va souvent pas comprendre ce qui lui arrive, il va continuer à lutter.

Le lâcher prise n’est pas un concept qu’il connait.

Et cette période là va être compliquée, très compliquée.

Il ne comprend pas : il va essayer autre chose tout de suite, il ne peut pas rester sans rien faire. Il est câblé comme ça.

Certains vont lutter et continuer leur route. 

Certains vont avancer dans le désert à la recherche d’oasis. Certains vont en trouver et c’est tant lieux mais la plupart vont finir par ne rien trouver et vont commencer à se dessécher. C’est à ce moment là, quand ils sont au bout du bout qu’ils pourront demander de l’aide. 

Mais même à ce stade là, l’aide va rester théorique. Elle va rester au niveau cérébral. Ils ne vont pas l’intégrer dans la matière. Ils ne vont pas expérimenter. Ils sauront mais n’appliqueront pas.

Workaholic et post burnout

C’est généralement pareil lorsqu’ils vont se remettre au travail.

Le naturel revient au galop ! 

Après un burnout, on est différent, on a compris des choses mais on n’est pas quelqu’un de complètement reprogrammé. 

« J’étais workaholic, je ne suis plus workaholic maintenant », non ça ne marche pas comme ça…

Il faudrait plutôt tendre vers :

« J’étais workaholic, je suis toujours workaholic mais j’ai compris mon mode de fonctionnement, son mécanisme et son impact sur mon corps. Je suis en capacité maintenant d’identifier et de corriger la trajectoire et de tirer profit de mon mode de fonctionnement ».

Le workaholic sait ce qu’il faut faire mais il va falloir qu’il l’intègre maintenant, durablement. 

Pour ne pas reproduire les mêmes schémas. 

Et ça c’est compliqué pour lui !

Le workaholic et l’entrepreneuriat

Souvent le workaholic passe du salariat à l’entrepreneuriat. 

Il se dit « autant que je mette toute cette énergie à concrétiser mon rêve plutôt que le rêve de mon patron ou d’autres actionnaires ». 

Et c’est top !

Mais attention, le job passion peut aussi tourner au cauchemar. 

On a envie de réussir, on a envie que tout fonctionne, que ça aille vite… 

C’est sur le mindset qu’il va falloir travailler, sur l’état d’esprit.

C’est quoi l’état d’esprit d’un entrepreneur ? 

C’est quoi le combo gagnant ? 

Eh bien c’est un marathon qu’il va falloir courir, pas une course de vitesse.

Il va falloir se poser des questions du type :

  • Comment je fais pour tenir ? 
  • Comment je fais pour durer ?
  • Comment je fais pour faire prospérer mon entreprise ?

Et généralement, c’est là que le déclic arrive et qu’il va comprendre qu’il doit changer. C’est son entreprise, il veut qu’elle réussisse et il comprend que cela passe par le pilote. Par lui. Par son écologie et par sa façon de procéder. 

C’est seulement, à ce moment là, qu’il accepte de changer.

A ce moment là, on peut travailler sur le corps, le cerveau et l’esprit de l’entrepreneur. Pour que travailler rime avec plaisir et pour préserver sa santé globale.

Et parce qu’être perfectionniste, guerrier, impliqué et volontaire n’a pas que des côtés négatifs. Cela peut devenir des qualités incroyables pour un entrepreneur qui apprend à les maitriser, à les dompter, à les développer pour qu’elles délivrent une vraie valeur ajoutée.

L’action est la clé fondamentale de tout succès 

Pablo Picasso
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